!

!
Wow.
Que dire d'autre?
Wo
w parce que je sais encore comment mettre mon texte en dégradé.
Wow
parce que les mois ont passé.
Wow
parce que je ne sais pas encore si je vais finir cet article, ou me résigner à accepter que mon blog est bel est bien mort


23h. La nuit. Dehors, des gens se saoulent sur le parking. Une voix de femme crie rageusement "Attendez moi!". Des rires. Une petite m***** à puces aboie après une voiture. La nuit ne fait que commencer. Le matin est loin.
Ici, l
a télé s'est éteinte après avoir craché le générique mielleux d'un film romantique. Je crois qu'ils vivront heureux et auront beaucoup d'enfants.
Je cherche mes mots, bute sur les lettres, remplace un synonyme par un autre, efface des phrases: je n'ai plus l'habitude.
D
es journées entières de lycée écoulées depuis Noël. Journées passionnantes pendant lesquelles j'apprenais qu'une liaison covalente existait pour relier des atomes qui se partageaient des doublets. J'aurais été a la place de ces sacrées liaisons, je me serais flinguer à l'idée d'être aussi inutile au monde.
De
longues minutes à essayer d'assimiler que les peintres faisaient de longs calculs mathématiques avant de poser leur pinceau sur la toile.
D
es secondes interminables à attendre qu'une de tes amies te démonte le dos en accrosport: paraît que c'est esthétique de voir des personnes à quatre pattes en supporter d'autres qui font l'équilibre sur leurs omoplates.
Mais à part ça "tes années de lycée seront les plus belles de ta vie".
B
en j'espère bien que non.

11h30 du matin. « Allez danse, allez chante, prend la vie comme un jeu, à l'évidence je ne veux pas vivre vieux ». Mise à jour du lecteur windows média. C'est long. Mes yeux font l'aller retour « Tour Eiffel – Tour de Pize » en un quart de seconde : vive les stickers. Fenêtre ouverte, musique à fond pour emmerder mes voisins : de bon gros supporters du PSG éternellement bourrés et beuglards à chaque match. Les cordes à linges poussent dans les jardins, le ciel est un peu plus clair sans la fumée des cheminées, et il est envisageable que le mec qui passe en bas dans la rue ne soit pas seulement sorti à contre c½ur acheter son pain. Non, aujourd'hui il est sans doute sorti pour profiter un peu de cette évidence : c'est le retour du truc où les oiseaux chantent, où le ciel est bleu, où l'herbe est verte. Le printemps, je crois que ça s'appelle.
J
'aime les manteaux qui restent au placard. L'envie de couleur et de rire bêtement qui m'a prise ce matin en ouvrant le velux. J'aime l'odeur de sauce tomate qui flotte dans les rues le midi, et les fenêtres ouvertes en grand. J'aime les parapluies qui pourrissent dans l'armoire, et le fait qu'il fasse jour quand je vais prendre le train pour aller au lycée le matin. J'aime ce moment où tout se ranime, et redevient tout simplement vivant.
C'
est peut être un peu de tout cela qui m'a ramenée sur cette page. Un peu de tout cela qui m'a fait me rendre compte que j'étais tombée dans le pge de l'hiver : tous ces jours gris qui se suivent et se ressemblent, cette routine implacable qui vous mine et vous pousse à rester au lit le dimanche matin. Je n'aime pas la chaleur, mais j'aime le soleil et la douceur qu'il apporte à chacun. J'aime le fait que ses rayons perçant les nuages crient au monde que l'espoir ne meurt jamais. « On est revenus, essayez donc de nous ignorer. » J'aime ce défi qu'ils lancent à la terre entière.

# Posté le samedi 07 mars 2009 07:19

grrr

grrr
Page blanche je te hais.
Une minute plus tôt, noire de mots.
Miaou miaou, oui oui le chat je t'ouvre, wouf wouf, oui oui, mon chien je t'ouvre.
Retour à l'ordi.
Page blanche.
Article de deux pages volatilisé. Parti faire du jet ski avec l'autre barbu à calbut aussi cramoisi que son pif et aux poignées d'amour très développées.
Merry Christmas.


La flemme de recommencer. Alors, je vais faire comme tous les gens normaux, bien que ça me tue: mettre une photo bien niaise et inscrire ces mots tout aussi niais à force d'être répétés:


Joyeux Noël =D
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# Posté le jeudi 25 décembre 2008 09:04

...

...
[Skyrock.
Lamamadu86100 *******
Ecrire un article.
Si, si.
Je sais encore comment on fait.
>< ]

Br
usque envie de revenir. Une veille de Noël.
Ton blog est à l'abandon ? –Non il est fini... »
F
aut croire que non en fait.)
La course pour les préparatifs du réveillon a commencé. Le départ a était donné sans moi. Besoin de me retrouver là.
Réveillée tard par des voix en bas. Ouverture de l'½il gauche, puis du droit. Vue panoramique sur mon plafond d'une blancheur exagérée par la lumière passant à travers le Velux. Je touche la vitre du bout de l'orteil. Elle est chaude. Je voulais qu'il neige. Il fait beau.
Aucun souvenir de mon premier flocon. Juste peut être cette sensation d'incompréhension devant cette poudre blanche qui tombait du ciel.
P
uis l'émerveillement excessif qui suivait.
Envie de fermer mon Velux puis de le rouvrir.
Par vengeance le soleil me brûle les yeux.
Va
incue, plongeon dans l'oreiller. Retour et fixation des yeux sur le plafond.lancolie.
Le flocon de neige. La beauté de la jeunesse. Un rire. La passion. La lumière du jour. Les étoiles. L'innocence d'un enfant...
Le
s plus belles choses sont elles toutes éphémères ?
Ou
toutes ces choses sont elles belles justement par la certitude que l'on a qu'elles ne dureront qu'un temps ?
La vie aurait elle autant de goût si on la savait éternelle ?

Mon regard revient sur les rayons de soleil qui dansent dans la pièce. Dingue comme l'absence de neige peut me rendre triste et pensive. Mais est ce seulement la neige qui me manque ?[Folle de prendre conscience que les objets durent plus longtemps que les hommes...]
(Au son de Californication (oui oui hélène je l'ailéchardepuis =D ), brusque rappel de la dernière constatation en date : si un jour je devais me réincarner en objet, ce serait en une ampoule sur une guirlande électrique clignotante. Tantôt rayonnante de joie, tantôt éteinte.)
L
a musique me berce, je me rendors.
A monveil, le soleilchauffe la pièce. Je suis bien. La tête en bas, les pieds contre le velux je regarde le ciel. Demain c'est noël.
J
e souris.

==> Court article.
Aucun sens. Juste pour me souvenir de ce sentiment étrange lors d'une veille de Noël.
Ju
ste pour me rappeler qu'un 24cembre le soleil brillait.
Ju
ste pour ne pas être une de ces centaines de blogueurs à avoir marqJOYEUX NOEL dans un article. <==
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# Posté le mercredi 24 décembre 2008 09:40

!!

!!


Papa Noël.
Je t'écris un peu tôt.
Mais ce n'est qu'un brouillon de la liste que je t'enverrai la veille du "jour J" après l'avoir retouchée une millième fois. Alors je suppose que ce n'est pas grave puisque tu n'as pas à la prendre en compte. Juste à noter ces quelques bricoles quelque part, au casl'envie te prendrais de me faire une surprise pôle nordique. Aussi, voilà les potentielles surprises possibles:
-un billet d'avion pour l'australie.
-une guitare, et le prof de guitare qui va avec (cheveux long bruns, yeux verts, gentil, etcccc)
-une maquilleuse à domicile
-une coiffeuse à domicile capable de me faire 365 coiffure différentes dans l'anées. et 366 les années bisextiles (j'espère que ça s'écrit comme ça, sinon c'est la honte ^^')
-un golden retriever
-un puching-ball (un vrai de vrai, et pis les gants de boxe aussi pour pas me faire mal aux mains)
-une dizaine de cahier avec couvertures en feutre multicolore et page en fibre naturelle pour écrire.
-l'exclusivité des prochains tomes du journal intime de Georgia Nicholson.
-une piscine olympique
-la gamme bio et exotique de tous les cosmétiques pour le visage et les cheveux existant
-une robe de soirée bleue turquoise et bleu foncée, avec velours dentelle et tout le toutim...

Stooopp. Voilà. Ces quelques bafouillages écrits de ma main bafouilleuse te donneront peut être de l'inspiration si toi en manque de. Je te fais Le poutou baveux et m'en vais tricoter des moufles à tes rennes.
Ne prend pas froid surtout ça serait dommage pour toi et pour tout le monde, mais plus pour tout le monde que pour toi.
Le bonsoir, ma mimine te salue!
( lettre fictive à un père noël fictif, mais je vous laisse imaginer es lettres que j'écrivais au père noël quand j'étais petite et que je croyais fermement au gros bonhomme vaguement ressemblant au petit chaperon rouge...)

# Posté le samedi 11 octobre 2008 06:27

...

...
(Une de ces journées tu te lèves en te disant que tu vas faire de grandes choses.. et où tu te recouches le soir sans avoir rien fait, puisque des grandes choses, t'as le temps d'en faire...)

Hier matin, j'étais bien. Pas folle de bonheur, non, juste bien. Un peu comme le moment de calme qui précède la tempête. C'était bizarre. Pourtant en descendant du train, j'ai eu l'impression que la ville était comme moi: touttement tranquille.
Il était dix heures, et châtellerault me semblait avoir chandans la nuit. C'était peut être l'air, ou les gens, ou sans doute moi, mais je n'ai jamais autant aimé me promener dans ce coin pomé, auquel malgré tout ce que je dis, je me suis attachée. Et c'est là que je me suis sentie stupidement stupide. Et que la banalité de mes journées m'a sauaux yeux. J'explique.
Le mec de la
boutique de photos de mariage (et de je ne sais quelle autre occasion qui nécessite que tout le monde fasse risette) discutait avec un vieux qui passait dans la rue. Comme la veille.
Les mém
és faisaient leurs courses au marché. Comme chaque semaine.
Le même gars que celui que j'avais vu il y a quelques jours était attablé au même bar que celui où il était attablé il y a quelques jours.
J'ai f
ailli percuté l'ange du lycée, qui comme souvent,rentrait à vélo. Je suppose qu'il a tourné à droite, direction rue piétonne. Comme d'habitude.
E
t moi, j'allais au lycée. Comme tous les jours.

Vous m'ave
z suivi? D'une journée sur l'autre, cest le même film qui se déroule. A croire que le réalisateur n'a filmé qu'une séquence et qu'il se la repasse en boucle.
Hier matin
, j'ai juste réalisé que ma journée serait une journée normale. Comme beaucoup d'autres. Bizarrement ça ma gêné: La sensation de n'être qu'une roue dans l'engrenage. Et le fait que ça me paraisse tout à fait normal, et que ça paraisse normal au monde entier aussi.
Du coup, j'ai marché moins vite dans la rue. J'ai regardé une petite grand-re discuter avec une autre. J'ai souri au gars du bar. Il m'a souri aussi. J'ai repensé à l'air pensif de l'homme qui promenait son chien tout à l'heure.
Et je me suis imaginé que si les vieilles parlaient de choses aussi stupides que le temps, c'était simplement parce qu'elles n'osaient pas dire de folies en société. Que si le gars était attabau bar, c'était parce qu'il était en "work break" et que si l'homme qui promenait son chien était pensif ctait parce qu'il ne savait pas quoi cuisiner pour ce soir, quand sa fille viendrait manger avec son fiancé à la maison. J'ai préféne pas me dire que les vieilles étaient en fin de vie et usées jusqula corde, ni que le gars au bar était là parce qu'il ne voulait pas rentrer chez lui et revoir sa femme. Ni que le l'homme au chien était seul, que sa femme était morte et que le caniétait la seule famille qu'il lui restait.

Ma
is je me le suis dit quandme. Et j'ai pensé que si je pouvais aller voir dans la tête des gens, ce que j'y verrais parfois me ferait mal. Mais que souvent les gens en avait bien besoin qu'on aille voir dans leur tête.
Par le truchement de l'inadvertance, l'idée de devenir psychologue m'a traversé la caboche, une demie seconde. Pour y emmenagé avec l'idée de rester quelque temps. Qu'en penser?

E
t blablabla. mais chut manon. chut. ^^

# Posté le samedi 11 octobre 2008 05:42

Modifié le samedi 11 octobre 2008 05:56