La plus forte et la plus détruite. Un champ de ruines que les rayons du soleil réchauffent parfois avant de rendre la place au vent.
[Dis-moi qui sont ces gens qui protègent éclatants leurs yeux de trop d'orages...
Qui rient comme des enfants, qui se donnent la réplique.]
[Dis qui sont ces bourreaux qui me tuent sans un mot de leurs yeux magnifiques ?]
2 ans. Tu sais j'men veux de pas avoir été capable de le surmonter. J'en veux à ces gens qui fouillent les plaies à vif toujours plus profond et encore plus profond tout ça parce que les leurs ne sont pas non plus refermées. Gardez votre merde, merci, j'ai la mienne.
Un pantin à la merci de mes pensées. Des pensées que tu guides. Mon attente est impossible, elle en sera d'autant plus éternelle.
[Moi je n'ai que moi-même pour montrer de mon c½ur sa nature impudique.]
Je fais du mal avec mes états d'âme. Sur le moment je m'en fous. C'est normal qu'ils aient mal aussi.
Après je sais. Innocents. Tous.
Moi pas.
[Moi je n'ai que mes mains pour abriter chagrin, quand eux ils ont la lune.]
Mon rire sonnait faux c'taprem. Même moi je l'ai vu. Ils disaient quoi ? Même pas drôle. Laissez-moi partir. Laissez-moi courir et exploser mes poumons. Laissez-moi plonger, nager jusqu'à en avaler des algues nager et devenir un poisson. Un poisson rouge pour être con et me demander ce que je fais là. Avoir oublié. Tout.
Je veux pas qu'on me repêche. On l'a repêchée elle ? Je veux qu'on me laisse couler. Voir la teinte verdâtre de l'eau. Les yeux vitreux du gros poisson qui me regarde, et lui dire t'inquiètes, je vais bien, all is allright.
Quand je suis comme ça tout est dérisoire. C'est plus moi. Ou alors c'est trop moi. Tu me gifles, je te ris au nez. Tu m'insultes, je te dis merci. Trop occupée à mettre une raclée à ce que tu vois pas. Trop occupée à le protéger. A le panser de 1000 couches superposées. A l'enfermer dans une cage d'argent. Ces cendres sont si fines. Elles passent à travers les barreaux, il pleure, subit et me supplie. Je le soigne. Il renaît. Mais sait : ça va recommencer.
C'est devenu un état. Même plus un sentiment passager. Juste un état de léthargie que je sens arriver longtemps avant. Et que je balaie à coups de sourires et de raison. Jusqu'à la prochaine fois.
Je souriais, je tenais la main, je regardais dans le vide. Je le paie aujourd'hui. Haha. Je suis tellement forte.
