...

...
Et je l'ai vu. Et je l'ai détesté. Je leteste.
I
ntriguée. J'ai regardé. J'ai lu. Je l'ai détesté encore plus.Il est mes doutes personnifs. Ce que je ne serai sans doute jamais. Ce qui me rappelle pourquoi j'ai du mal à me supporter.
De
s fois.

D
evant la glace. Une fille t'y fixe mais son regard vide te fait peur. Tu lui tournes le dos.
M
usique. Défoulement. Sauter plus haut, encore. S'assommer dans le plafond pour mettre fin à ces questions qui t'envahissent. Tu ves. En réalité tes pieds décollent à peine.
Pleurer sur un air de piano. De la rage liquide. Des points d'interrogations salés. Simplement s'y noyer.Et puis en fait il pleut dehors. Alors t'arrête. Le ciel pleure assez pour deux.
Suivre une goutte sur la vitre. L'admirer hésiter sur la route à prendre. La laisser cider. Puis l'écraser du bout du doigt. Juste parce que, elle, elle a fait le bon choix.
Tu t'es perdue. T'essaie de te rappeler quand.
La rue est grise, les gens vont vite. Un gosse saute dans une flaque. T'aurais sans doute fait pareil. Il s'en prend une. Mal pour lui.
Des mots sans sens. Pas envie de leur en donner un. La flemme.
Et tu vis. Tu sais pas pourquoi, ni comment mais tu vis. En manque. Dans l'attente de quelque chose. Ou pas.
E
t tu vis. Comme si aujourd'hui ntait que la veille d'un demain plus grand.
M
ais d'un demain trop loin.
# Posté le samedi 28 mars 2009 17:08
Modifié le samedi 28 mars 2009 17:19

...

...
Comme la pluie nous manque parfois,
U
n orage aurait plus d'allure pour se crier ces choses là,
Se
jeter ces mots à la figure.
Comme la pluie nous manque parfois,
Comme le soleil nous tue.
Comme ses rayons nous semblent froids quand on ne s'aime plus.
Comme les forces nous manquent parfois
Une bagarre aurait plus de gueule,
Pas
ser ton visage à tabac,
Qu'enfin plus personne n'en veuille...



Abrutie de musique, saoule de paroles.
T
e noyer derrière les notes, sombrer en rythme.
Tellement vide.
Toi qui n'y fait jamais attention, tu réalises la présence de l'intrus dans ta poitrine.
T
u le sens se tortiller, se tordre puis se détendre.
Tu
le sens s'enfoncer.
Mor
te de peur à l'idée qu'il se barre de ta cage thoracique.
Pourtant, tu voudrais le voir surgir devant toi.
L
e voir se traîner pitoyablement sur le plancher.
E
t le piétiner.
J
oie sauvage, cruelle, bestiale, sadique. Trop sincère peut être.
Plus trouée que jamais.
En
fin débarrassée de ton coeur.

Tu
fonds. Se noyer, aurait été trop facile. Tu n'y est même pas arrivée. Tu flottes, bercée par le son du piano.
Ruisselante au fond de toi, tellement impassible.
Tu sais très bien quelle expression a ton visage quand tu tapes ces mots. Ou plutôt, celle qu'elle n'a pas.
Attendre qu'il passe. Ce putain de moment où tu voudrais tout faire pour oublier. Courir jusqu'à tomber. Pleurer, hurler jusqu'à t'apaiser. Ouvrir ton coeur en deux pour y lire ce qui te fait si mal et qui t'échappe éternellement. Si tu avais eu des clopes, tu les aurais toutes fumées. Tu ne t'es jamais servie d'un briquet.

E
crire à la deuxième personne. Ne pas être cette fille fragile, aux yeux pleins de larmes retenues. Qui n'ont même pas de raison d'être.
I
vre du pouvoir que l'on peut avoir sur les mots. Les effacer, les réecrire. Et ils sont là, passifs, attendant sespéremment que l'on veuille bien faire quelque chose d'eux.
I
ls sont tellement pitoyables.
Et
tellement grands de ce sang froid.
Je l
es aime.
P
arce qu'ils nous ressemblent. Parce que c'est tout simplement ce que l'on est. Des mots.
Des mots sur la page d'une humanité trop grande pour nous.


# Posté le dimanche 15 mars 2009 17:41
Modifié le lundi 16 mars 2009 01:39

!

!
J'ai le pied bleu.
B
leu comme les fesses d'un schtroumf, comme mon oreiller, comme un steak pas cuit.
Bl
eu de chez bleu.

Co
uchée sur le ventre, dans sa flaque de sang, ma bouteille d'encre de calligraphie agonise. Défibrillateur en marche. 1 fois. Pas de signal. 2 fois. Toujours rien, c'est fichu. 3 fois. On l'a perdu. Une dernière fois... Son pouls redémarre. Je la redresse, mais elle a perdu les trois quarts de ses globules rouges.. La guérison sera longue.
Le
visage trempé de sang, mon sol me supplie d'avoir la bonne idée d'ouvrir mon lavabo et de lui donner à boire pour qu'il se rince la bouche.
Moi, la première pensée qui me vient dans la tête devant la marre naissante, c'est que ça serait sacrément drôle de s'en barbouiller les mains. Et puis l'autre pied. La figure aussi, tant qu'à faire. En fait, je me demande juste à quoi je ressemblerai en bleu.
Par
contre j'ai une vague idée de la réaction de mon père s' il voyait la schtroumfette descendre l'escalier. Alors je m'abstiens, j'ouvre le robinet, et je balance toute la flotte que je peux par terre. Je rince tout.

Je sa
is, comme question existentielle, on fait mieux. Beaucoup mieux. Des trucs farfelus comme ça, des idées passagères qui nous paraissent sur le moment intéressantes puis après stupides (*vient de remarquer que si on inverse le "d" et le "e" de stupide, ça fait stupied*) , on en a tous plein la tête. [Enfin je crois].
Qui ne
s'est jamais deman si un parapluie pourrait lui servir de parachute comme dans les films?
Qui n
'a jamais rêver de danser sous un jet d'eau en ville?
Ne
s'est jamais levé en se disant qu'aujourd'hui il passerait la journée habillé en Robin des bois, ou en Cendrillon?
N
'a jamais ressenti la brusque envie de grimper sur cet arbre, , en plein milieu du parc, au beau milieu de la pelouse interdite, en jupe, sous le regard ahuri des passants?

Be
aucoup répondront personne. Y'a que toi, pour avoir des idées aussi débiles. Mais j'espère que le "peu" qu'il reste après le "beaucoup" se reconnaîtra.
O
ui, ce besoin de faire des choses folles pour exister, on le ressent tous. Tous avec la même intensité. Seulement certains osent, d'autres pas. Je crois que je fais partie de ceux qui n'osent pas. De ceux qui se disent, si je ne suis pas bleue aujourd'hui, je pourrai toujours l'être demain. Ou après demain. Et qui se promettent de faire ça un jour. Lointain.
Pour
moi, la personne qu'on devrait aimer est celle avec qui on aurait pas peur de faire toutes ces choses. Celle qui nous dirait "Vas y, bouge toi, tu n'as qu'une vie!". Celle qui sauterait en même temps que nous de l'avion, et qui nous rappellerait d'ouvrir le parachute. Celle avec qui on serait fou, et fier de l'être. Celle avec qui on aurait pas peur de vivre. Celle dont le moindre sourire provoquerait une montée d'adrénaline difficile à supporter pour notre petit coeur.

# Posté le dimanche 08 mars 2009 05:51

!

!
Wow.
Que dire d'autre?
Wo
w parce que je sais encore comment mettre mon texte en dégradé.
Wow
parce que les mois ont passé.
Wow
parce que je ne sais pas encore si je vais finir cet article, ou me résigner à accepter que mon blog est bel est bien mort


23h. La nuit. Dehors, des gens se saoulent sur le parking. Une voix de femme crie rageusement "Attendez moi!". Des rires. Une petite m***** à puces aboie après une voiture. La nuit ne fait que commencer. Le matin est loin.
Ici, l
a télé s'est éteinte après avoir craché le générique mielleux d'un film romantique. Je crois qu'ils vivront heureux et auront beaucoup d'enfants.
Je cherche mes mots, bute sur les lettres, remplace un synonyme par un autre, efface des phrases: je n'ai plus l'habitude.
D
es journées entières de lycée écoulées depuis Noël. Journées passionnantes pendant lesquelles j'apprenais qu'une liaison covalente existait pour relier des atomes qui se partageaient des doublets. J'aurais été a la place de ces sacrées liaisons, je me serais flinguer à l'idée d'être aussi inutile au monde.
De
longues minutes à essayer d'assimiler que les peintres faisaient de longs calculs mathématiques avant de poser leur pinceau sur la toile.
D
es secondes interminables à attendre qu'une de tes amies te démonte le dos en accrosport: paraît que c'est esthétique de voir des personnes à quatre pattes en supporter d'autres qui font l'équilibre sur leurs omoplates.
Mais à part ça "tes années de lycée seront les plus belles de ta vie".
B
en j'espère bien que non.

11h30 du matin. « Allez danse, allez chante, prend la vie comme un jeu, à l'évidence je ne veux pas vivre vieux ». Mise à jour du lecteur windows média. C'est long. Mes yeux font l'aller retour « Tour Eiffel – Tour de Pize » en un quart de seconde : vive les stickers. Fenêtre ouverte, musique à fond pour emmerder mes voisins : de bon gros supporters du PSG éternellement bourrés et beuglards à chaque match. Les cordes à linges poussent dans les jardins, le ciel est un peu plus clair sans la fumée des cheminées, et il est envisageable que le mec qui passe en bas dans la rue ne soit pas seulement sorti à contre c½ur acheter son pain. Non, aujourd'hui il est sans doute sorti pour profiter un peu de cette évidence : c'est le retour du truc où les oiseaux chantent, où le ciel est bleu, où l'herbe est verte. Le printemps, je crois que ça s'appelle.
J
'aime les manteaux qui restent au placard. L'envie de couleur et de rire bêtement qui m'a prise ce matin en ouvrant le velux. J'aime l'odeur de sauce tomate qui flotte dans les rues le midi, et les fenêtres ouvertes en grand. J'aime les parapluies qui pourrissent dans l'armoire, et le fait qu'il fasse jour quand je vais prendre le train pour aller au lycée le matin. J'aime ce moment où tout se ranime, et redevient tout simplement vivant.
C'
est peut être un peu de tout cela qui m'a ramenée sur cette page. Un peu de tout cela qui m'a fait me rendre compte que j'étais tombée dans le pge de l'hiver : tous ces jours gris qui se suivent et se ressemblent, cette routine implacable qui vous mine et vous pousse à rester au lit le dimanche matin. Je n'aime pas la chaleur, mais j'aime le soleil et la douceur qu'il apporte à chacun. J'aime le fait que ses rayons perçant les nuages crient au monde que l'espoir ne meurt jamais. « On est revenus, essayez donc de nous ignorer. » J'aime ce défi qu'ils lancent à la terre entière.

# Posté le samedi 07 mars 2009 07:19

grrr

grrr
Page blanche je te hais.
Une minute plus tôt, noire de mots.
Miaou miaou, oui oui le chat je t'ouvre, wouf wouf, oui oui, mon chien je t'ouvre.
Retour à l'ordi.
Page blanche.
Article de deux pages volatilisé. Parti faire du jet ski avec l'autre barbu à calbut aussi cramoisi que son pif et aux poignées d'amour très développées.
Merry Christmas.


La flemme de recommencer. Alors, je vais faire comme tous les gens normaux, bien que ça me tue: mettre une photo bien niaise et inscrire ces mots tout aussi niais à force d'être répétés:


Joyeux Noël =D
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# Posté le jeudi 25 décembre 2008 09:04